New In : La petite boulangerie du bout du monde – Book

11 Oct

Je reviens ici pour faire part d’un livre que j’ai beaucoup apprécié et qui pourtant ne présageait rien d’exceptionnel. Il s’agit de.. La petite boulangerie du bout du monde, écrit par Jenny Colgan et sorti en 2014.

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Ma foi ce livre m’a beaucoup inspiré. C’est sûrement parce que je me suis identifiée à l’héroïne : Pollie dont la vie professionnelle par en sucette. Haha (rire jaune quand même) Quand on fait sa connaissance, la boîte de graphisme qu’elle avait crée avec son mari fait faillite, son mariage est quasiment terminé. Elle n’a plus un sou et surtout pas l’envie de se faire plaindre par son entourage. Sa maison est en vente pour payer ses dettes, elle n’a nulle part ou vivre. Alors sur un coup de tête, elle décide de se rendre dans un village au bord de la mer à 1h de Plymouth sa ville natale, pour refaire sa vie. Si au départ, elle ira de déconvenues en déconvenues, ses nombreux efforts finiront par payer et elle finira par retrouver sa véritable identité en faisant ce qu’elle aime le plus faire : du pain! C’est ainsi que va naître la petite boulangerie et qu’elle découvrira une ville pleine de charme avec des habitants attachants et simples.

Pollie est vraiment un personnage inspirant, non seulement parce qu’elle ne renonce jamais mais aussi parce quelle fait preuve de beaucoup de courage et de force de caractère. On peut facilement se laisser abattre quand on fait face à toutes les épreuves qu’elle endure. Mais en fait, ce livre nous enseigne il me semble en tout cas, que lorsque l’on fait face à plusieurs échecs, on ne peut que se relever. On peut avoir plusieurs vies dans une vie et c’est ce qui est super. Au final, même si le graphisme lui plaisait et même si sa micro entreprise avait continué de fonctionner comme c’était le cas au départ, elle n’aurait pas connu les joies de sa nouvelle vie. Un endroit paisible loin du tumulte de la vie citadine, la rencontre de personnes authentiques loin des habitudes de surconsommation, le charme des plaisirs simples qui nous comblent, lui auraient fait défaut.

Les points positifs du livre c’est la façon dont s’enchaînent les évènements, il y a à chaque fois de la profondeur dans les personnages et dans les rapports qui les unissent. Beaucoup de vérité également et ça surprend pour un petit roman sans grande prétention. Au final j’ai passé un agréable moment et je le recommande vivement!

En outre, on en apprend beaucoup sur la marine et les chansons de marins en Angleterre du moins, les références sont adorables. Si vous aimez le pain, (ben oui vous aimez, vous êtes français)il y a quelques petites recettes et secrets de fabrication qui vous raviront.

Petit plus : Une suite est sortie en début d’année. et tient pour titre : une saison à la petite boulangerie.  Je ne l’ai pas encore lue mais j’ai hâte de m’y mettre !

La fille du train, un succès mérité?

29 Mai

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Vous avez certainement entendu parler de ce thriller psychologique. C’est un best seller écrit par Paula Hawkings  dont l’adaptation sur grand écran verra bientôt le jour avec Emily Blunt pour le rôle du personnage principal.

Si au départ, j’avais hâte de me lancer dans la lecture de ce livre, je suis rapidement devenue sceptique

L’histoire en tant que telle n’est pas dénuée d’intérêt et on rentre très facilement dans le sujet.

Sauf que je m’attendais à mieux. On l’a très certainement survendu. Parce qu’au final c’est une histoire très simple. Il n’y a rien d’original ou de retournement de situation surprise qui vont vous bluffer. Malgré cela, ça reste un livre appréciable.

Quand on commence la lecture du roman, on fait la connaissance des personnages et ce qu’il a de bien c’est qu’on est à chaque fois dans la peau de 3 personnages féminins, même si le personnage principal reste celui de Rachel. Ce qui fait que la description des personnages ne survient que par ce qui est perçu par les autres. Rachel ne nous décrit jamais son apparence. Mais Anna nous apporte des indicateurs sur les caractéristiques physiques de Rachel ou d’elle même. L’alternance des points de vue apporte beaucoup d’élément. Et on comprend bien la réaction de chacun. Rachel est une alcoolique totalement perdue qui prétend aller au travail tous les jours pour prendre le train et procéder à son voyeurisme quotidien. Du train elle peut revoir son ancienne maison, son ex fiancé qui vit sa nouvelle vie depuis qu’il la quitté pour Anna mais à chaque fois c’est tellement douloureux qu’elle détourne les yeux. Elle peut également profiter de ce temps ci pour contempler Megan qui vit dans la même rue et qui semble vivre une vie de rêve. Bien sûr elle ne les connaît pas vraiment.

Jusqu’au jour où Megan disparaît.  Rachel se met alors en tête d’enquêter. Elle prend très a cœur cette situation ; Au fur et à mesure que l’histoire avance on se rend compte à quel point Rachel est une victime des événements. Et s’est laissée tomber dans une spirale perverse. On ne saurait donner trop de détails sur son historique et ce qui l’a rendu telle qu’elle est quand l’histoire démarre, cela diminuerait l’intérêt du roman. Anna qui se présente comme sa rivale naturelle est quant à elle bien différente et nous apparaît comme le personnage le moins sympathique de l’histoire et enfin Mégane a qui tout semble sourire n’en mène pas large et porte en elle, un lourd passé.

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Le plus intéressant dans ce roman reste sans doute le développement psychologique des différents personnages.

Quand on est du point de vue de Rachel, on s’interroge naturellement sur ce qui la rend aussi misérable. Au fur et à mesure on s’aperçoit qu’il s’agit d’une personne très lucide sur son état et qui fait la part des choses en séparant sa vie actuelle de sa vie d’avant. Si bien qu’elle fait la différence entre ces deux périodes de sa vie en faisant référence à son ancien « moi » qui aurait réagi de telle façon et aurait eu tel impact sur les choses. Désormais elle se voit comme une charge et un fardeau pour elle-même et les autres. Seule, isolée et dépressive, elle s’auto critique sans cesse. On est frappée par un tel manque d’amour propre. C’est à la fois troublant et triste. Mais l’air de rien, et en dépit de son état actuel, elle parvient à faire preuve de bon sens et d’intelligence notamment quand elle décide de se mêler à l’enquête de police.

Les autres personnages ne sont pas aussi bien développés car l’air de rien, on est du côté de Rachel et non des autres. Mais lorsque on s’intéresse à Anna, on ne peut qu’éprouver de l’aigreur pour elle qui se réjouit sans cesse d’avoir pris la place de Rachel.

En revanche, quand on se place du côté de Megan, on a une toute autre vision, il s’agit d’une jeune femme qui possède tout pour être heureuse en apparence mais qui souffre de gros problèmes psychologiques.

La progression du roman est d’ailleurs bien dosée puisqu’au fur et à mesure de l’intrigue on découvre davantage d’élément sur les différents profils. Le ravisseur de Megan fait forcément partie du lot des personnages présentés et pourtant on n’a pas directement d’idée sur son identité. Les doutes sont tournés sur son fiancé et même sur Rachel.

Malgré tout ces aspects positifs, j’ai trouvé pas mal de points dérangeants.

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Comme je vous le disais plus tôt, peu d’évènement surviennent tout le long de l’histoire. Rachel continue plus ou moins sa fausse routine tout en essayant de récolter des informations sur la disparition de Megan. Mais étant très seule, peu d’interactions avec le monde extérieur nous sont racontés et donc beaucoup de passages un peu creux et sans animation sont rapportés. Heureusement qu’on alterne de point de vue entre les personnages. Quand on est sous la focalisation interne de Megan, on s’ennuie moins. Surtout qu’elle reste l’objet de l’enquête.

Par ailleurs, certains éléments me paraissent peu plausibles. L’enfermement de Rachel dans sa situation ne sont dus qu’a des actes manqués. Au final elle s’accroche à sa vie passé sans pouvoir avancer, telle une obsessionnelle mais elle reste néanmoins assez saine d’esprit pour servir de personnage principal un minimum intéressant et sur lequel l’intrigue entière repose. C’est assez facile.

 

En outre quand on découvre l’identité du ravisseur de Megan, on se dit que les personnages sont vraiment passés à côté mais de manière monumentale et ça paraît gros.

Conclusion

Dans l’ensemble, la fille du train est un livre appréciable qui vous emmènera facilement dans son intrigue mais qui manque quelque peu d’action et de rebondissement crédible.

Quels films voir pour surmonter une rupture?

8 Mai

Quand on vit une rupture, on n’a pas forcément envie ou la force de sortir et danser toute la nuit. On veut juste passer du temps cocooning et se changer les idées. Pour ce faire, voici une sélection de films qui vous feront passer un bon moment et qui nous rappellent à quel point l’amitié est importante et prime sur les histoires d’amour éphémères.

Charlie’s Angels 1 et 2

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Il s’agit certainement des deux films favoris que je peux me repasser en boucle et qui me remontent le moral à coup sûr. Parce que tous les ingrédients du film feel good sont réunis. Une bande de nanas super forte qui parvient à sauver le monde tout en restant cool et sexy, je dis oui ! On enchaîne les répliques percutantes et les scènes comiques. Cameron Diaz illumine avec son sourire radieux, Drew Barrymore est touchante et sexy et enfin Lucy Liu est badass à souhait. A voir et à revoir !

Pitch Perfect 1 et 2

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Story : Quand Beca débarque à la fac, difficile de trouver sa place. Elle a son univers à elle bien particulier et le souhait de devenir productrice de musique. Mais quand elle rencontre une bande de fille qui font de l’acapella et qui concourent dans le domaine, son expérience de la fac va changer totalement. Elle va les initier  à des interprétations et des combinaisons musicales novatrices et la route vers le podium va commencer.

Quand on lit le scénario, on se dit qu’on va tomber sur le film gnan gnan et concon à l’américaine. Mais en fait pas du tout! C’est super comique et on ne se prend pas au sérieux. Pas question de tomber dans le cliché de la jeune universitaire qui a un rêve et qui va tout faire pour le réaliser. Ici on s’intéresse à une bande de fille où chacune a plus ou moins un grain et un ressort comique. Entre l’asiat’ complètement barrée à moitié schizo, Amy la baleine totalement décomplexée( interprétée par la géniale Rebel Wilson) ou la blasée et sarcastique Beca (Anna Kendrik) on a un groupe totalement hétéroclite. La musique est entraînante juste ce qu’il faut. En fait tout est réuni pour passer un bon moment.

How to be single ou célibataire mode d’emploi (sorti en 2016)

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Voilà un film qui vous pousse à vous dire qu’on n’a pas tant besoin d’un mec que ça. Oui être en couple amène son lot d’avantage pratique mais ce n’est en aucun cas une fin en soi. Etre capable d’être seule et de s’assumer c’est accepter le fait d’être indépendante et d’aimer ça. Et puis Merde quoi on est en 2016, girls power non? Pour la petite histoire, on suit l’évolution d’Alice, qui récemment séparée de son petit ami, emménage dans la grosse pomme pour bosser en tant qu’assistante juridique. si au départ être seule lui fout la nausée et qu’elle fera tout pour se recaser, au final elle comprendra qu’être seule rime avec liberté. Pas de concession ou de compromis à faire mais une vie fondée sur soi. Vivre seule c’est vivre selon ses règles et atteindre ses objectifs pour soi. Une grande vague d’égocentrisme et d’individualisme c’est toujours plaisant.

Petite info supplémentaire : le film est apparemment basée sur le roman du même nom mais l’histoire n’a rien à voir. Du coup le livre est à lire!

Magic Mike

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Certes les films sur les bandes d’amies c’est sympathique, mais les films sur des strip teaseurs c’est très appréciable également! Forcément après une rupture, on se sent pas tellement prête à recommencer quelque chose directement. C’est d’ailleurs ce qui nous différencie des mecs qui passent à autre chose en un quart de seconde. (quels salops..)  Du coup, admirer des belles plastiques ça nous est totalement envisageable parce qu’on n’a pas envie d’aller plus loin. du moins pour le moment. Quoi de mieux que de se faire plaisir en regardant Channing Tatum remuer son joli corps ? Pour l’instant rien! Petit résumé du film : Magic Mike est un stripteaseur de longue date. Il prend sous son aile Adam, un jeune danseur qui débute dans le métier, durant un été de fêtes. Ce que Magic Mike ne sait pas, c’est qu’Adam a une sœur, une sœur qui va peut-être chambouler sa vie de stripteaseur. Pour info, l’histoire est plus ou moins inspiré des débuts de Channing Tatum (mon chouchou) ce qui rend le film encore plus intéressant ! Mention spéciale à Matthew McConaughey dont le personnage est hilarant.

Donc au programme du film: des beaux mecs qui se déshabillent et une petite histoire d’amour qui nous fait vaguement plaisir. Pas besoin de plus.

Very bad trip 1,2 et 3

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Jusqu’a présent on a couvert les films sur les cliques de filles et les films avec des beaux gosses. Il ne nous reste plus qu’a couvrir les bandes de potes et leurs déboires! Si votre rupture a été horrible. Vous en voudrez certainement à tous les mecs que vous aurez tendance à mettre dans le même panier. Attention ! Il faut éviter ce genre de généralité. Il y en a des très bien comme des très mauvais. Et dans Very Bad Trip c’est pareil. Avec ce film, on a qu’une envie : vivre la même expérience qu’eux (en enlevant certains détails scabreux). Partir à Vegas pour faire la fête et faire des conneries, si on s ‘amuse autant qu’eux,  on ne dirait pas non. Et le petit plus : c’est qu’on peut mater Bradley Cooper et ses beaux yeux tout le long.

Bonus : Blues Brothers.

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C’est un de mes films préférés non seulement parce que la musique est top mais également parce qu’on rit du début à la fin. Eh oui après une rupture, rire vous paraît peut être compliqué. Mais en regardant ce film, impossible de ne pas s’esclaffer devant les grimaces et les gesticulations de Jake et Elwood Blues !

Petit résumé de l’histoire : Dès sa sortie de prison, Jake Blues est emmené par son frère Elwood chez Soeur Mary Stigmata, qui dirige l’orphelinat dans lequel ils ont été élevés. Ils doivent réunir 5 000 dollars pour sauver l’établissement, sinon c’est l’expulsion. Alors pour réunir tout cet argent, ils vont reformer les blues brothers. Et pour ce faire voyager a travers tout l’état pour retrouver les musiciens et les convaincre de reprendre du service. Dans ce film, on a des véritables légendes du cinéma et de la musique : James Brown, Ray Charles, Aretha Franklin, Carrie Fisher etc.. Que du beau monde !

La série feelgood

31 Mar

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Crazy ex-girlfriend est très certainement mon plus gros craquage en terme de séries depuis  Jane The Virgin. Le parcours des deux show est d’ailleurs assez similaire. Gina Rodriguez gagnait l’an dernier le golden globes de la meilleure actrice pour son rôle de Jane dans Jane the virgin, le nouveau show fantaisiste de the CW.

Cette année c’était Rachel Bloom  pour Crazy ex girlfriend encore une fois sur the CW. Tiens donc en ce moment la chaîne a un bon flair n’est-ce pas? Eh pourtant le titre de la série pourrait donner la nausée aux moins féministes d’entre nous., j’en conviens. Mais il ne faut pas se cantonner au titre, je vous le dis! L’écriture est très certainement assez farfelue et cela s’explique en partie par le CV de la co scénariste. En effet, Rachel Bloom participe à l’écriture et officie également en tant que premier rôle du show. C’est elle la crazy ex ! Et elle a travaillé sur robot chicken pendant 3 ans tantôt en tant qu’actrice tantôt en tant que scénariste. Du coup, de l’humour elle en a!

Le Pitch : Rebecca se fait plaquer après deux mois d’été formidable par Josh Chan. Quelques années plus tard, Rebecca est devenue une talentueuse avocate à New York. Elle tombe par hasard sur Josh Chan, et apprend qu’il quitte New York pour West Covina, en Californie. Rebecca décide alors de tout plaquer pour vivre là-bas.

Au programme de cette série déjantée :

  • Des scènes musicales impromptues où les personnages se mettent en scène et chantent. C’est toujours ridicule et très assumé et surtout très amusant.

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    On s’exprime en chanson !

  • De la folie. Oui comme le titre de la série le proclame, nous suivons bien la vie d’une personne atteinte d’un degré de folie plus développé que les autres. Mais ne vous inquiétez pas, ça reste très gentillounet. Après tout il s’agit bien de l’histoire d’une femme qui quitte tout pour suivre son ex qu’elle n’a pas revu depuis ses 16 ans à l’autre bout des usa mais qui est doté d’une intelligence remarquable et d’un sens de l’audace peu commun.
  • Des moments de gêne fréquents qui donnent lieu à des situations plutôt drôles aux dépens du personnage principal
  • Rebecca parvient à se constituer une toute nouvelle vie à West Covina  bien qu’elle soit carrément obsédée par Josh. Le cabinet dans lequel elle travaille n’a rien du prestigieux cabinet de New York qu’elle a quitté mais ses collègues sont plus humains et plus accessibles et parfois totalement débiles (il faut l’avouer).
  • Rebecca et sa nouvelle BFF sont toujours en train de comploter pour mettre au point une stratégie qui la rapprocherait de Josh. Oui c’est un petit peu creepy.. Mais évidemment rien ne se passe comme prévu à chaque fois. Car des rebondissements sont au rendez vous.
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Ici Rebecca nous explique que les gros seins ne sont pas si sexy (en chanson)

Au final c’est une série très appréciable qui fait passer un bon moment. On peut juste craindre que l’histoire n’ait pas assez de matière pour faire perdurer la série. Avec ce titre, le risque serait que les scénaristes soient toujours contraints  d’en revenir à l’obsession de Rebecca pour son ex et que cela limite l’avancée et l’évolution des personnages. En attendant, nous n’en sommes qu’à la première saison et le show a été renouvelé donc nul doute que nos questions auront leurs réponses dans la suite.

 

Batman v Superman : Dawn of crap !

24 Mar
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Une affiche qui n’inspire pas tellement du divertissement

Batman v Superman est sorti mercredi 23 Mars en salles et il était très attendu. Eh bien je pense qu’il va décevoir beaucoup..

Pour tout vous dire, j’ai passé 2h30 à regarder l’heure, à penser à autre chose et à attendre. Oui attendre que quelque chose d’intéressant se passe. Eh bien ce quelque chose arrive dans les dernières minutes du film. Mais c’est évidemment trop tard.

Globalement, à aucun moment je n’ai réussi à rentrer dans le sujet, c’était comme si un enchaînement de scènes sans beaucoup de lien les unes entre les autres défilaient devant moi.

Mais je crois que le fond du problème vient du scénario et de la volonté des scénaristes de faire un film de super héros méga sérieux. Peut être qu’avec Nolan, le pari était réussi, or ici ça ne colle pas. En fait, le sérieux rime avec chiant. Pas une seule marque d’humour. Ah oui ils ont bien essayé de donner des répliques rigolotes aux personnages secondaires à 2 reprises. Rien qui ne vaille le coup d’œil en vérité.

La grande différence avec les films Marvel réside dans cet état de fait. Tout ce que le spectateur lambda attend d’un film de super héros c’est du divertissement et des moments bad ass ici ou là, de bonnes touches d’humour et de testostérone décomplexée. Pourtant, on en est tellement loin..

Attention évidemment qu’il faut de la profondeur mais là c’était juste ennuyeux. Surtout qu’il y a un gros problème de rythme. On alterne entre scènes d’action rapides et bruyantes (qui sont parfois rêvées donc même pas réelles) et des moments de latence et de lenteur avec une musique qui nous suggère que quelque chose va arriver. Mais comme je vous le disais plus tôt ce qu’on nous vendait dans la bande annonce arrive déjà trop tard. Par ailleurs, les scènes qui sont censées être romantiques avec Clark et Loïs m’ont rendu indifférentes. D’une façon générale, les scènes qui sont censées susciter de l’émotion n’ont pas l’effet escompté. Sans vous spoiler, nous avons une scène entre Clark et son père décédé, où ce dernier lui raconte un souvenir comme pour lui donner des conseils. ( d’ailleurs je n’ai pas tout saisi, nous ne sommes pas sûrs que cela fasse partie d’un souvenir de Clark ou que ce soit le fruit de son imagination.) Dans tous les cas, la logique voudrait qu’on se sente un minimum concerné mais ça tombe carrément à plat.

Au final, si on suit l’histoire,  Batman veut à tout prix éradiquer Superman qu’il considère comme dangereux et inhumain. S’ensuit donc une sorte d’enquête pour trouver l’arme qui saura le neutraliser. Lex Luthor est évidemment au centre avec ses projets machiavéliques pour tuer Superman. Et Superman justement dans tout ça? Ben lui il est juste victime d’un débat stérile sur le bienfait de son existence  et de la perception du peuple qui jusqu’à présent l’adulait mais qui commence à questionner sa présence sur terre. Et cette situation le déprime. Le pauv’ chou. Un peu mince comme scénario n’est-ce pas?

Heureusement l’arrivée de Wonder woman sauve in extremis le film si vide et si creux. Mais étant donné que ses apparitions sont rares et peu importantes, il faut attendre la scène de combat finale pour avoir droit à une démonstration de ses talents de super héroïne.

 

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Bruce est maussade comme son film..

Cela dit, j’ai quand même trouvé des bons côtés même s’ils sont clairement dûs au casting et non pas au contenu du film.

Ce qui m’a plu :

  • Wonder Woman et son thème musical
  • Superman est clairement érigé en dieu et chaque apparition nous donne droit à une démonstration de grâce
  • Ben Affleck est certainement le plus sexy des Batman, il bat même Val Kilmer mon chouchou. Ce n’est pas sa faute si son texte tient sur une page de 5 cm et que ses enjeux ne sont pas si intéressants

Ce qui ne m’a pas plu :

  • Les rêves de Batman que je n’ai pas compris et que j’ai du me faire expliquer par un fan de comics. Pas terrible pour les non initiés non?
  • Lex Luthor est agaçant mais pas dans le bon sens du terme. On est loin du mec classe qu’on connaît dans les autres adaptations. Et surtout sa prestation n’est pas tellement au point
  • La longueur du film non justifiée. Un tas de scènes inutiles aurait pu être supprimé
  • Le manque de rythme et de cohérence dans l’enchaînement des différentes scènes.
  • Le manque d’humour
  • Loïs Lane n’a pas de piquant (bon j’avoue on s’enfout)

Alors si vous vous sentez obligés d’aller voir le film, ce que je peux comprendre, allez y mais vous êtes prévenus, l’ennui risque de vous tomber dessus.

L’Espagne en série

25 Fév

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Ces jours-ci j’ai eu le plaisir de me plonger dans une série espagnole et c’est super ! Il y a quelques temps je faisais l’apologie de Gran Hotel, aujourd’hui je repars en Espagne avec Velvet. Mais cette fois ci je voyage dans les années 60. C’est fou comme les espagnols sont doués pour faire de bonnes séries. Comme quoi, les américains n’ont pas le monopole et c’est plaisant.

Velvet est diffusé sur Teva depuis 2014 et récemment sur M6. Elle n’est donc pas inédite en France et j’arrive un peu en retard.

3 saisons ont été diffusées sur antena 3 (c’est la même chaîne pour Gran Hotel). Au niveau du casting L’acteur Miguel Angel Silvestre joue également aux states avec Sense 8. Nous retrouvons Natalia Millian que certains d’entre vous ont sûrement déjà vu dans un dos tres, el internado et tellement d’autres séries..  Le show se focalise principalement sur le couple Anna et Alberto, un amour impossible. Mais le contexte est tout aussi intéressant. En 1958 Alberto revient à Madrid, après la fin de ses études à Londres, pour succéder à son père dans la direction des galeries Velvet, un grand magasin qui crée et vend de la haute couture. Les fans de mode sont donc avertis. Seulement, et contrairement à son père,  il a une conception moderne de la manière de gérer les galeries. Et tout le monde ne va pas lui faciliter la tâche. Anna la couturière officie toujours et cette fois leur histoire d’amour  pourra reprendre malgré l’avis de sa famille. Toutefois, les événements qui vont suivre obligeront Alberto comme Anna à faire de nombreux sacrifices.

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On pourrait très bien rapprocher l’histoire à celle des feux de l’amour et vous auriez raison sur plus d’un point. Pourtant la série même si elle est très girly et concentrée sur des histoires d’amour ne rentre jamais dans le registre des soap operas. Elle sonne toujours juste et n’est jamais nian nian. Dès le début je suis tombée sous le charme d’Alberto et d’Anna. Je me suis même découverte un goût pour la mode des années 60. Il faut dire c’est toujours appréciable de voir de belles choses. Et finalement la mode en dit long sur la société et sur l’histoire. Les lignes sont moins rigides et les robes plus décolletés. Avec les années 60, on entre dans une ère de modernité et d’évolution sans précédent. Nous sommes en plein dans les 30 glorieuses. et ça se voit à l’écran.

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Ce que j’aime le plus :

  •  L’histoire d’amour principale entre Alberto et Anna
  • Les intrigues et les affaires professionnelles qui encadrent Velvet
  • L’évolution des personnages. au cours des 3 saisons, on va de surprises en surprise.
  • Un gros coup de coeur pour Raul de la Riva qui est aussi amusant qu’intéressant.
  • Le casting est juste au top et mention spéciale pour le héros qui est très sexy haha

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    Alberto

Ce que j’aime le moins :

  • Les épisodes durent en moyenne 1h20. je n’ai pas l’habitude de ce format et cela demande du temps
  • Certaines intrigues sont moins intéressantes que d’autres

Au final cette série est vraiment un petit bijou et si vous êtes aussi sentimentale que moi vous deviendrez accro, à coup sûr!

DEADPOOL : Un Vrai Plaisir

11 Fév

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Quelques jours avant l’avant première de Deadpool au cinéma, je découvrais que la presse américaine était globalement d’accord pour dire que ce dernier Marvel est celui qui redonne du souffle au genre.

Mardi soir, j’étais donc impatiente de visionner ce film prometteur. Résultat? Ravie. Et pourtant, quand je sais qu’un film a plu, j’ai tendance à être déçue en le regardant. Pas cette fois.

Surtout que ces derniers temps, on bouffe pas mal de films de super héros, on a commencé avec les super héros les plus connus comme Spiderman, Iron Man, Captain america.. Et désormais on passe à des héros moins populaires, je pense notamment à Ant-Man qui raflé la mise bien dernièrement. Il est donc logique d’avoir de la lassitude et les critiques n’y vont pas de mains mortes. On reproche souvent au genre son manque de profondeur. Ben oui ce sont des films pop corn par excellence. Et quel mal y a-t-il à ça? Aux états unis, on considère le cinéma plus comme du divertissement que comme de l’art contrairement aux français. Enfin bref le débat n’est pas là. Je voulais juste exprimer mon plaisir de visionner des films funs et assumés.

C’est sûr avec Deadpool, on assume tout et l’autodérision fonctionne à merveille. Le héros qui se veut anti-héros se moque tantôt de lui, tantôt de la production quand ce n’est pas de Ryan Reynolds lui même. On brise les règles avec les apartés. Eh oui le personnage s’adresse directement au spectateur. On est clairement dans la connivence comme si on avait une place spéciale. Wade a un humour à toute épreuve et même avant sa « transformation », son cynisme et son air de se moquer de tout  nous amusent déjà.

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Rappel de l’histoire : Wade Wilson est un mercenaire et heureux en amour. Mais lorsqu’il apprend qu’il est condamné par un cancer généralisé, il accepte de devenir cobaye d’une expérience censée lui sauver la vie et lui administrer des pouvoirs. En échange, il est supposé devenir un super héros. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, le professeur qui se charge de son cas est un sadique qui prend plaisir à le voir souffrir. Après de multiples expériences, il devient doté du pouvoir d’auto guérison mais par la même occasion, il devient complètement défiguré.

Pour le film, le personnage de deadpool est plus lisse que dans le comics où il semble totalement dénué de raison. Le gars cumule pas mal de troubles mentaux, il a plusieurs personnalités etc.. Là le personnage conserve quand même un bon degré de folie pour notre plus grand plaisir.

Ce que j’ai aimé :

  • Les répliques, dès que Deadpool prend la parole, on esquisse un sourire ou bien on rit aux éclats.
  • Les clichés du super héros sont envolés !
  • L’auto dérision omniprésente
  • Le parti pris de nous raconter une histoire d’amour sans être totalement niais
  • La musique
  • La participation de 2 x-men
  • Le cameo de Stan Lee

Ce que j’ai moins aimé :

  • En fait, l’histoire est totalement secondaire, tout ce qu’on veut c’est continuer à mater le show de Reynolds
  • L’ayant vu en VF, je pense que certaines traductions sont médiocres. A voir en VO !

Au final : c’est un must see qui vous fera passer un très bon moment. Après c’est sûr rien n’est à prendre au sérieux.

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